Stellantis a lancé en France une campagne de rappel portant sur 211 725 véhicules équipés du moteur essence 1.2 PureTech micro-hybride de troisième génération (EB2 Gen 3), en versions 110 ch et 145 ch. La cause identifiée est un espace insuffisant entre le conduit du filtre à particules et le capuchon de protection de l’alterno-démarreur 48V, susceptible de provoquer un arc électrique en conditions humides et, dans les cas les plus graves, un départ d’incendie. Stellantis a recensé 36 incidents liés à ce défaut, dont 12 ont causé un début d’incendie dans le compartiment moteur.
- Périmètre France : 211 725 véhicules concernés, dont plus de 120 000 modèles Peugeot, produits entre 2023 et 2026.
- Défaut technique : espace insuffisant entre le conduit du filtre à particules et le capuchon de l’alterno-démarreur 48V (BSG), pouvant provoquer un contact et un arc électrique en présence d’humidité.
- Incidents recensés : 36 cas déclarés, dont 12 avec début d’incendie dans le compartiment moteur.
- Nouvelle règle 2026 : depuis le 1er janvier 2026, les rappels classés « stop drive » entraînent une contre-visite au contrôle technique, avec interdiction de circuler jusqu’à réparation.
Le défaut technique et les modèles concernés
Le moteur visé est le trois-cylindres 1.2 PureTech EB2 Gen 3, déclinaison micro-hybride 48V équipant plusieurs modèles du groupe Stellantis assemblés entre 2023 et 2026. Le problème identifié par les ingénieurs est géométrique : le conduit du filtre à particules se trouve trop proche du capuchon de protection du alterno-démarreur 48V (BSG). En conditions humides, une infiltration d’eau peut créer un arc électrique entre ces deux composants, générant une surchauffe localisée susceptible de dégénérer en incendie.
Stellantis a comptabilisé 36 incidents liés à ce défaut avant le déclenchement de la campagne officielle, dont 12 cas avec départ de feu constaté dans le compartiment moteur. La majorité des véhicules concernés sont des Peugeot, qui représentent plus de la moitié des 211 725 unités répertoriées en France.
Ce que cela implique pour les ateliers
Pour les ateliers qui accueillent des véhicules équipés de ce moteur, cette campagne représente un volume de main-d’œuvre directement imputable au constructeur. Les réparations effectuées dans le cadre d’un rappel officiel sont intégralement prises en charge par Stellantis, pièces et main-d’œuvre comprises. Les ateliers agréés de la marque sont les interlocuteurs directs pour la prise en charge des véhicules.
La vérification systématique des rappels en cours lors de chaque passage à l’atelier — même pour une intervention courante comme une vidange — est une pratique qui permet aux professionnels de détecter proactivement les véhicules concernés avant que le client ne soit contacté par le constructeur.
Le nouveau contexte réglementaire du contrôle technique 2026
Ce rappel intervient dans un contexte réglementaire modifié. Depuis le 1er janvier 2026, le décret n° 2025-1180 du 8 décembre 2025 intègre les rappels graves dans la procédure de contrôle technique en France. Les véhicules classés « stop drive » par leur constructeur — c’est-à-dire ceux pour lesquels la circulation est déconseillée en raison d’un risque sécurité critique — entraînent désormais une contre-visite automatique. Le véhicule ne peut pas circuler légalement tant que la réparation n’a pas été effectuée.
Pour les conducteurs dont le véhicule est concerné par ce rappel Stellantis, la démarche recommandée est de contacter directement un atelier agréé de la marque pour planifier l’intervention. La réparation est gratuite, et le constructeur doit proposer soit une intervention à domicile, soit la prise en charge du transport du véhicule jusqu’à l’atelier.
Sources
- https://www.largus.fr/actualite-automobile/exclu-l-argus-stellantis-rappelle-plus-de-200-000-vehicules-hybrides-en-france-30046045.html
- https://lemagautomoto.fr/controle-technique-auto-nouvelles-regles-2026/
- https://www.bymycar.fr/webzine/controle-technique-echec-rappel-stop-drive-2026/
- https://rappel.conso.gouv.fr/categorie/101

