Après plus de quarante ans à la tête de sa plateforme, Michel Béziat a officialisé la cession de son entreprise, installée à Bègles (Gironde) depuis 1993. Plusieurs éléments recueillis par le J2R convergent vers le groupement ID Rechange comme repreneur, sans confirmation officielle à ce stade. L’opération illustre la poursuite de la consolidation de la distribution indépendante de pièces automobiles en France, un mouvement documenté depuis plusieurs années par la profession.
- Une plateforme historique : fondée en 1981 et installée à Bègles depuis 1993, Béziat exploite un site d’environ 6 000 m², distribue quelque 170 000 références et rayonne des Charentes aux Pyrénées, soit une douzaine de départements.
- Un repreneur pressenti : plusieurs sources concordantes désignent ID Rechange, groupement piloté par Tony Manta, déjà implanté dans l’agglomération bordelaise via Terres Neuves Distribution (TND).
- Une transition accompagnée : Michel Béziat accompagnera le repreneur durant six mois pour faciliter la transmission.
- Des résultats connus : environ 5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 194 000 euros, selon les derniers comptes publiés (BODACC).
- Un adhérent historique du GPI : Béziat intègre le Groupement de Plateformes Indépendantes dès son lancement en 2016, aux côtés de CDAL, Altone, Métropole Dépôt ou Centrale Dépôt.
L’opération
Le paysage de la distribution indépendante de pièces automobiles évolue une nouvelle fois en Gironde. Depuis le 30 juillet, la société Béziat, installée à Bègles depuis 1993, a officiellement changé de propriétaire. Contacté par le J2R, Michel Béziat confirme la vente de son entreprise, sans toutefois révéler le nom du repreneur. Après avoir dirigé Béziat pendant plus de quatre décennies, il accompagnera le repreneur durant une période transitoire de six mois afin de faciliter la transmission de l’entreprise. Selon le registre du commerce et des sociétés de Bordeaux, Béziat est constituée en société par actions simplifiée, immatriculée au 34 rue Marcel Delattre à Bègles.
Une plateforme historique du Sud-Ouest
Fondée en 1981, Béziat s’est imposée au fil des décennies comme l’une des principales plateformes indépendantes du Sud-Ouest. Selon un portrait publié par le J2R, Michel Béziat a pris seul les commandes de l’entreprise familiale au début des années 2000, après avoir contribué à la créer avec ses parents vingt ans plus tôt. La société a d’abord grandi grâce à un partenariat avec l’équipementier Bosal, avant d’ouvrir un second entrepôt à Toulouse en 1983, puis de s’installer définitivement à Bègles en 1993, dans un bâtiment de 4 000 m² racheté à Gefco et agrandi au fil du temps jusqu’à 6 000 m².
Membre du réseau GPI (Groupement de Plateformes Indépendantes) dès son lancement en 2016, aux côtés de CDAL (Lyon et Marseille), Altone (Toulouse), Métropole Dépôt (Saint-Herblain) ou encore Centrale Dépôt (Vierzon), l’entreprise distribue quelque 170 000 références sur une zone de chalandise qui s’étend des Charentes aux Pyrénées, soit une douzaine de départements. Elle s’est également distinguée par son activité d’équipement de garage, qui représentait une part significative de son chiffre d’affaires. Selon ses derniers comptes publiés au BODACC, elle a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 5 millions d’euros en 2024, pour un résultat net de 194 000 euros.
Implications pour le marché indépendant
Si le nom du repreneur n’a pas été confirmé officiellement, plusieurs sources concordantes désignent ID Rechange, groupement piloté par Tony Manta, comme acquéreur. Ce dernier dispose déjà d’une implantation dans l’agglomération bordelaise à travers Terres Neuves Distribution (TND). L’acquisition de Béziat reviendrait donc à renforcer un dispositif existant plutôt qu’à ouvrir une nouvelle zone géographique, ce qui soulève des questions sur la logique poursuivie : mutualisation logistique entre les deux plateformes, maintien de deux entités complémentaires, ou valorisation du savoir-faire historique de Béziat sur certaines familles de produits. Sollicité, ID Rechange n’a pas répondu à ces questions. Cette opération s’inscrirait, si elle se confirme, dans la stratégie de croissance externe menée depuis plusieurs années par le groupement, aux côtés de son père Bruno Manta.
Du côté du GPI, ce départ ne semble pas provoquer de remous particuliers : le retrait de Béziat apparaît davantage comme l’aboutissement d’une évolution déjà engagée dans la zone bordelaise, où le groupement avait vu arriver ces derniers mois deux autres adhérents, DCA Plateforme et Altone.

