Devenue incontournable dans la réparation-collision, la pièce de réemploi (PRE) poursuit sa progression dans les carrosseries françaises, avec un élément remplacé sur cinq qui concerne désormais une pièce d’occasion. Fournisseurs et opérateurs du marché adaptent leurs organisations pour répondre à une demande qui, bien que toujours orientée à la hausse, montre des signes de tassement depuis le début de l’année.
- Adoption : selon les données SRA, un élément remplacé sur cinq concerne une pièce d’occasion, y compris sur les véhicules haut de gamme et les SUV.
- Croissance : la progression se tasse depuis début 2026, en raison du recul de l’accidentologie et du développement des aides à la conduite.
- Industrialisation : Alliance Automotive Group a commercialisé 400 000 PRE l’an dernier et démonte 80% des véhicules dans ses centres, contre 50% en moyenne sur le marché.
- Nouvelles familles : pare-boues, baies de pare-brise, calculateurs BSM et BSI, et batteries de traction s’ajoutent aux pare-chocs, hayons et portes déjà établis.
Une adoption qui continue de progresser, mais qui ralentit
La pièce de réemploi a le vent en poupe dans la réparation-collision française. Selon les données SRA, un élément remplacé sur cinq concerne désormais une pièce d’occasion, une tendance qui touche même les véhicules haut de gamme et les SUV, avec des progressions de plus de 65% de leur utilisation dans certains ateliers, selon Luc Fournier, directeur de l’activité PIEC d’Alliance Automotive Group. Toutefois, si l’orientation demeure positive, la croissance se tasse depuis le début de l’année, observe Nicolas de Gaudemont, directeur de l’offre PIEC d’Indra, qui l’explique par le recul du taux d’accidentologie et le développement des aides à la conduite, qui limitent le nombre de véhicules hors d’usage.
Les opérateurs industrialisent leurs process
Face à ce passage à l’échelle attendu, les opérateurs du marché adaptent leurs organisations. Chez Alliance Automotive Group, l’industrialisation des process s’est traduite par une augmentation des cadences de production et un fonctionnement en deux huit sur les sites d’Amiens et de Laon, avec 400 000 PRE commercialisées l’an dernier, soit une croissance à deux chiffres par rapport à 2024. Dans les ateliers de l’opérateur, 80% des véhicules sont démontés, contre une moyenne de 50% à l’échelle du marché, avec une quinzaine de pièces extraites par véhicule en moyenne. Les ventes se concentrent autour des pare-chocs arrière, des hayons et des portes, tandis que l’éclairage fait partie des valeurs montantes, aux côtés des vitres latérales et des modules électroniques chez Caréco.
De nouvelles familles de pièces et l’enjeu de la transparence
De nouvelles familles de pièces apparaissent également autour des pare-boues, des baies de pare-brise, des antennes, mais aussi des calculateurs BSM et BSI, selon Hugo Barberot, directeur marketing de GPA, dont l’offre s’est élargie aux batteries de traction depuis l’été. Dans ce contexte, l’attention porte de plus en plus sur le référencement des pièces et la transparence des informations et des photographies accompagnant les annonces. Pierre Largillier, directeur général délégué de Caréco, souligne que cette évolution, portée par les demandes des carrossiers pour des données plus détaillées, contribue à la confiance dans le réseau, au même titre que le service après-vente qui reste déterminant dans la gestion des retours.
Sources
- https://www.auto-infos.fr/article/la-pre-a-l-heure-du-passage-a-l-echelle.293477
- https://www.auto-infos.fr/article/pierre-largillier-careco-le-taux-de-pre-dans-la-reparation-collision-pourrait-doubler-dans-les-dix-ans-a-venir.293416
- https://www.auto-infos.fr/article/luc-fournier-alliance-automotive-group-nous-allons-de-records-en-records-sur-la-pre.293336
