Les coûts de la réparation-collision automobile ont poursuivi leur hausse au deuxième trimestre 2026, selon l’association d’assureurs SRA. Malgré la progression des pièces de réemploi, le renchérissement régulier des pièces neuves continue de tirer la facture moyenne des carrossiers vers le haut.
- Hausse trimestrielle : le coût moyen des réparations augmente de 3,5% au T2 2026, avec les pièces à +3,6%, la main-d’œuvre à +3,3% et la peinture à +3,8%.
- Hausse annuelle : par rapport à début juillet 2025, la facture moyenne progresse de 4,1%, avec des pièces à +3,9%.
- Poids des pièces : elles représentent désormais 52,7% de la facture des carrossiers sur les douze derniers mois.
- Réemploi en hausse : 22,3% des réparations intègrent aujourd’hui au moins une pièce de réemploi, contre 3,6% en 2023.
Une hausse généralisée sur tous les postes de la facture
Les coûts de la réparation-collision automobile ont poursuivi leur hausse au deuxième trimestre 2026. L’association d’assureurs SRA constate une progression de 3,6% du poste pièces, de 3,3% pour la main-d’œuvre et de 3,8% pour les ingrédients de peinture. Au total, le coût des réparations augmente de 3,5% sur la période.
La tendance est encore plus marquée sur un an : par rapport à début juillet 2025, la facture moyenne des carrossiers a progressé de 4,1%. Le coût des pièces a augmenté de 3,9%, celui de la main-d’œuvre de 3,8% et celui de la peinture de 4,7%. Les pièces représentent désormais 52,7% de la facture des carrossiers sur les douze derniers mois.
Des écarts marqués selon les constructeurs
Depuis juillet 2025, les plus fortes hausses du panier de pièces concernent Suzuki (+17,4%), Hyundai (+9,2%) et MG (+7,7%). Chez Renault, le coût des pièces utilisées par les carrossiers a progressé de 6,2% sur un an, avec une tendance similaire chez Dacia (+6,4%), Peugeot (+2,7%), Toyota (+2,2%) et Volkswagen (+0,7%). En revanche, le panier recule chez Lexus (-1%), Ford (-0,7%) et Kia (-0,5%). Chez certains constructeurs comme Audi et Skoda, les relèvements de prix semblent concerner des références moins fréquemment utilisées lors des réparations.
Le réemploi progresse, sans encore enrayer la hausse
Le poste pièces pourrait toutefois bénéficier de la montée en puissance du réemploi. En 2023, les pièces de réemploi ne représentaient encore que 3,6% des pièces utilisées par les carrossiers. Elles comptent désormais pour 6,6% des pièces remplacées, et même 9,3% sur les véhicules de plus de cinq ans. Par ailleurs, 22,3% des réparations comprennent aujourd’hui au moins une pièce de réemploi, une part qui a presque doublé en trois ans. Une progression qui contribue vraisemblablement à contenir les coûts de réparation, sans encore suffire à enrayer leur hausse continue.

