Le commerce et la réparation automobile ont enregistré 626 défaillances au troisième trimestre 2026, un niveau identique à celui d’un an plus tôt, selon l’étude Altares relayée par Auto Infos. Le taux de liquidations directes y reste supérieur à la moyenne de l’ensemble des secteurs.
- Stabilité : 626 défaillances dans l’automobile au T3, comme un an plus tôt.
- Liquidations : 452 liquidations directes, soit 72,2 % des procédures, contre 66,5 % tous secteurs confondus.
- National : 14 652 procédures (+0,5 %) au T3 et un record de 7 100 en septembre 2026.
- Alerte : « Le pic des défaillances est peut-être derrière mais pas celui de la fragilité financière des entreprises », selon Altares.
Les chiffres du secteur automobile
Selon l’étude Altares relayée par Auto Infos, le secteur automobile (commerce et réparation) a enregistré 626 défaillances au troisième trimestre 2026, soit le même nombre qu’un an plus tôt. Les liquidations directes s’élèvent à 452, un niveau inchangé. Les redressements judiciaires passent de 165 à 172, tandis que les sauvegardes reculent de 9 à 2.
Le taux de liquidations directes atteint 72,2 % dans l’automobile, contre 66,5 % pour l’ensemble des secteurs.
Le contexte national
Au niveau national, Altares recense 14 652 procédures au troisième trimestre (+0,5 %), soit près de 72 000 sur douze mois. Septembre 2026 a atteint un niveau record de 7 100 défaillances. Selon TPE Actu, qui reprend l’étude, 9 744 liquidations directes ont été enregistrées (66,5 %), contre 4 576 redressements judiciaires, avec 50 510 emplois menacés et une prévision d’environ 19 000 défaillances supplémentaires au quatrième trimestre.
Ce qu’en dit Altares
Thierry Millon, d’Altares, estime que « l’emballement des défaillances semble donc passé », tout en nuançant : « Le pic des défaillances est peut-être derrière mais pas celui de la fragilité financière des entreprises ».
Ce que cela signifie pour la chaîne de l’après-vente
La stabilité du nombre de procédures dans l’automobile ne s’accompagne pas d’un adoucissement de leur issue : les liquidations directes y représentent près des trois quarts des cas. Pour les distributeurs de pièces et les fournisseurs, cela rappelle l’intérêt de suivre l’exposition au risque client et les délais de paiement. Les garages indépendants, de leur côté, doivent composer avec un contexte où la fragilité financière reste élevée, d’après les prévisions d’Altares pour le quatrième trimestre.
