Vue rapprochée de deux airbags frontaux déclenchés ou repliés dans leurs modules de support, posés sur un établi métallique de garage. En arrière-plan flou, on distingue une voiture grise avec le capot ouvert sur un pont élévateur. Parfait pour illustrer des articles sur la sécurité routière, les pièces de rechange de carrosserie, le système SRS ou les réparations après collision.

120 000 airbags Takata identifiés grâce au contrôle technique

Depuis février 2026, les centres de contrôle technique participent à la campagne de rappel des airbags Takata en signalant aux automobilistes les véhicules toujours équipés d’un airbag potentiellement défectueux. Le dispositif a déjà permis d’identifier près de 120 000 véhicules non réparés, selon la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). recambiofacil détaille comment fonctionne ce mécanisme et ce que la profession en attend pour l’avenir.

  • 120 000 véhicules identifiés depuis la mise en place du dispositif, selon la DGEC.
  • Vérification automatique : le contrôleur interroge le numéro VIN du véhicule, sans inspection physique de l’airbag.
  • Rôle limité des centres : ils informent l’automobiliste mais n’interviennent ni dans le diagnostic ni dans la réparation, qui restent de la responsabilité du constructeur.
  • Extension envisagée : l’État étudie l’élargissement du dispositif à d’autres campagnes de rappel présentant un risque grave.
  • Mise en garde de la profession : Mobilians alerte sur le risque de voir le procès-verbal de contrôle technique devenir un document administratif plutôt que technique.

Un dispositif de vérification automatique par numéro VIN

Depuis début 2026, le contrôle technique contribue directement à la campagne de rappel des airbags Takata. Concrètement, le contrôleur interroge automatiquement le numéro d’identification (VIN) du véhicule lors du contrôle. Si une campagne de rappel est en cours, l’information est intégrée au procès-verbal et portée à la connaissance de l’automobiliste. “Le contrôleur technique n’effectue aucun contrôle physique de l’airbag lui-même. Le système repose essentiellement sur une vérification informatique : le numéro VIN du véhicule est interrogé et les informations sont remontées automatiquement. Le rôle du contrôleur consiste alors à informer l’automobiliste qu’une intervention importante doit être réalisée sur son véhicule”, rappelle Laurent Palmier, président de la branche métier Contrôle technique de Mobilians et président du réseau Sécuritest (SGS).

120 000 véhicules identifiés, selon la DGEC

Pour les pouvoirs publics, les premiers résultats démontrent l’intérêt du dispositif. “Depuis l’entrée en vigueur du dispositif, nous avons déjà identifié près de 120 000 véhicules qui se sont présentés dans un centre de contrôle technique alors qu’ils étaient toujours équipés d’un airbag potentiellement défectueux”, indique Caroline Mahé Deckers, sous-directrice de la sécurité et des émissions des véhicules à la DGEC. Les centres informent les automobilistes, mais n’interviennent ni dans le diagnostic du défaut ni dans sa réparation, qui relèvent exclusivement de la responsabilité des constructeurs. “L’objectif est donc de trouver le bon équilibre : faire du contrôle technique un relais d’information efficace, sans qu’il se substitue aux obligations des constructeurs en matière de rappel”, souligne Caroline Mahé Deckers.

Vers une extension à d’autres campagnes de rappel ?

Fort de cette première expérience, l’État envisage d’étendre le dispositif à d’autres campagnes de rappel présentant un risque grave pour la sécurité, une perspective accueillie favorablement par la profession, à condition que le contrôle technique conserve sa vocation première. “Le procès-verbal de contrôle technique est aujourd’hui fondé sur des défaillances techniques, constatées visuellement ou à l’aide d’appareils de mesure. Il ne peut pas devenir progressivement un document essentiellement administratif”, insiste Laurent Palmier. Le défi n’est pas anecdotique : il existe chaque année entre 250 et 300 campagnes de rappel graves au niveau européen, ce qui pose la question de l’accès aux données, de leur mise à jour et de leur intégration dans les logiciels des centres.

Sources

Benjamin Brait
Benjamin Brait
Responsable Développement Commercial France, RecambioFacil

Benjamin Brait, Français résidant en Espagne, possède une vaste expérience dans le développement commercial international, particulièrement dans le secteur de l'exportation. Tout au long de sa carrière, il a occupé des postes stratégiques visant à renforcer les relations commerciales entre la France et les marchés étrangers. En tant que Responsable du Développement Commercial pour la France chez RecambioFacil, il joue un rôle clé dans la croissance et l’implantation de l’entreprise sur le marché français, en utilisant son expertise pour créer des synergies entre les marchés français et espagnols.

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